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Pourquoi la construction bois est la grande gagnante de la RE2020

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    Diminuer l’impact carbone des bâtiments, améliorer leurs performances énergétiques, garantir la fraicheur pendant les canicules : la RE2020 s’appliquera à toutes les construction neuves à partir du 1er janvier 2022. C’est une excellente nouvelle : la construction bois est particulièrement adaptée à cette réglementation environnementale, qui lutte contre le changement climatique. On vous explique pourquoi !

    Concrètement, la RE2020 ça veut dire quoi pour une construction neuve ?

    Construire en RE2020, c’est tâcher de sortir des énergies carbonées, et de limiter les émissions de gaz à effet de serre, sur tout le cycle de la construction (et donc dès la phase de conception et la sélection des matériaux). Exit, par exemple, le gaz de la construction neuve, et bienvenue aux matériaux biosourcés, et à la construction bois, aux solutions bioclimatiques et passives, …

    Les objectifs à atteindre pour satisfaire à la RE2020 sont les suivants :

    • Augmenter les performances de l’enveloppe de 30% ( (pour le gros œuvre, l’isolation, l’étanchéité) afin de réduire la consommation énergétique du bâti fini
    • Décarboner les énergies : disparition des solutions gaz notamment (pour les chaudières à condensation, par exemple)
    • Favoriser le confort d’été et adapter les maisons à des canicules qui vont devenir plus fréquentes.

    De manière générale, la RE2020 s’inscrit dans une politique de réduction de la consommation énergétique des logements à chaque étape de leur vie. De la même façon que la rénovation énergétique des bâtiments est fortement encouragée, notamment au titre des CEE (Certificats d’Economies d’Energie, qui forcent les producteurs à réaliser des économies d’énergie, souvent au travers des consommateurs), la construction neuve se voit imposer des mesures drastiques. Ainsi, le bâtiment devra être performant en matière d’isolation et de consommation énergétique, et il devra éviter certaines sources d’énergie pour le chauffage. C’est le cas du gaz, dont le coût en énergie a été ré-évalué dans le cadre de la RE2020. On intègre en effet les notions d’énergie primaire et d’énergie finale. La façon dont l’électricité est produite est prise en compte, grâce au calcul du CO2 émis pour la produire. Le gaz est donc devenu une source d’énergie peu efficace et peu durable. Cela implique de nombreuses retombées, pour les producteurs d’énergie comme pour les consommateurs.  
    Pour en revenir aux CEE, ces Certificats font partie d’un dispositif visant à inciter les vendeurs d’énergie (électricité, gaz, fioul domestique) dont les ventes dépassent un certain seuil en kWh à réaliser des économies d’énergie. Les vendeurs, appelés ici des “obligés”, peuvent faire réaliser des économies d’énergie par leurs clients et recevront en échange des Certificats d’Economie d’Energie. Ces Certificats peuvent cependant être obtenus par des acteurs dits “non-obligés”. Ces derniers peuvent alors revendre leurs certificats à des “obligés” dans l’incapacité de tenir leur quota. Cela a donc poussé de nombreux acteurs économiques et industriels à financer les travaux de rénovation énergétique des particuliers. Ainsi, ils ont pu obtenir des Certificats qu’ils revendent à des “obligés” qui ne peuvent (ou ne souhaitent pas) réaliser d’économies d’énergie substantielles. Le principe est proche de celui du marché du carbone et des échanges de quotas d’émission de CO2. 

    Voyons dans la suite de cet article comment la construction en préfabriqué bois permet de satisfaire aux exigences de la RE2020. 

    Comment est évaluée la RE2020 et pourquoi la construction bois est-elle gagnante ?

    Crédits : Pexels - Expect Best

    Dès sa mise en application, les émissions de gaz à effet de serre des matériaux et des équipements sont prises en compte sur l’ensemble du cycle de vie de la construction (du tout début du projet à la démolition). Ces émissions devront rester en dessous d’un plafond calculé en kilos de CO2 par mètre carré de logement : ce plafond est de 4 kilos de CO2 par mètre carré et par an pour les maisons individuelles neuves.

    Dans la pratique, c’est un nouveau mode de calcul de l’empreinte carbone, dite « Analyse du cycle de vie dynamique simplifiée », qui ne plait pas à tous : par exemple le béton y est mal évalué car au cours de son cycle de vie la partie la plus polluante est la production du clinker (qui devient du ciment une fois broyé), produit par combustion dans des fourneaux qui requièrent des carburants fossiles et rejettent énormément de CO2. 

    A contrario, le bois est un matériau de construction bio-sourcé qui satisfait pleinement aux objectifs de la RE2020, puisqu’il est considéré comme un puits de carbone : il stocke du CO2 au lieu d’en rejeter. Même durant sa mise en œuvre, la préfabrication hors-site d’une ossature bois évite le gaspillage de ressources et les erreurs, et permet une meilleure politique de recyclage, etc. Enfin, ses performances en matières d’isolation et de consommation énergétique viennent également alléger son ACV dynamique après la construction !

    « L’ACV dynamique est véritablement un élément positif pour prendre en compte les éléments constructifs qui émettent aujourd’hui du CO2 et ceux qui en stockent. Faire du ‘bas carbone’ ce n’est plus suffisant. Le bois, lui, en stocke. »

    Dominique Cottineau - délégué général de l'Union des Industriels et Constructeurs Bois

    A quoi ressemblera la maison RE2020 de demain ?

    Lorsque la RE 2020 donnera sa pleine mesure, c’est à dire en 2030, la maison neuve bénéficiera d’une conception bioclimatique poussée. Construite par exemple sur le principe de l’ossature bois industrialisée, avec une préfabrication en usine et un assemblage sur le chantier (construction hors site), ses fondations pourront être en béton bas carbone. Des menuiseries en triple vitrage seront sans doute posées sur la paroi nord, conception bioclimatique oblige ! Le chauffage, la production d’eau chaude et le rafraîchissement seront gérés par une pompe à chaleur, et la VMC sera probablement de type double flux ou par insufflation.

    Chauffer la maison, pour une centaine de mètres carrés, coutera environ 250€ à l’année, et les maisons seront plus fraîches en été, et nécessiteront moins de climatisation électrique.

    Une maison qui consomme moins, à la construction moins polluante, et qui prend mieux en compte les réalités bioclimatiques : ça fait rêver, et en construction bois, c’est déjà possible. Découvrez notre plateforme dédiée aux projets et spécialistes de la construction bois !